Pauvre liberté.

liberté
« LA LIBERTÉ » de Ludovic BARON

« Chéri ?
– Oui ?
– LIBERTÉ !!!
– Mais ?!? Tu as un problème, c’est pas possible ! Faut te faire soigner ma pauvre !« 

Quoi de mieux comme premier article que de parler de la fameuse et non moins précieuse « Liberté » avec un grand « L », elle le « mérite » cette grande dame au moins juste pour tout le sang versé  sur son autel du sacrifice. Lançons une sorte de cri horrifiant face à la soumission massive du peuple français.
On ne peut pas dire qu’elle se porte à merveille ces derniers temps. A première vue nous devrions accabler les états d’urgence à répétition, l’excès sécuritaire sur les mouvements sociaux notamment celui des gilets jaunes et du coup cibler le terrorisme.
Mais ce n’est pas d’hier non plus que les citoyens français sont invités au nom de la démocratie à voter pour offrir à d’autres personnes – qu’ils ne connaissent même pas intimement – le pouvoir de changer leurs propres vies jusqu’au plus profond de leurs sphères privées. Cela fait quand même un bout de temps que la liberté a perdu une jambe, un bras et ne voit plus très clair des deux yeux. C’est peu dire ! Elle serait même sur le point de rejoindre sa voisine, la Justice qui rappelons-le est aveugle – en théorie -.
Cela fait des décennies que nous allons tous de promesse en promesse, de marronniers en techniques de communication manipulatoire afin de faire durer encore plus longtemps leurs plaisirs coûteux.
Alors la Liberté, c’est un grand mot, pour certains même un gros mot. Inscrite dans la devise française depuis la constitution française de 1958, encadrée par la Loi, la Liberté est corruptible et limitée. La Pie Ratée va vous donner son point de vue particulier et ça risque de déranger un peu pour de nombreux esclaves.

Tout le monde doit connaître le fameux proverbe : « La liberté des uns s’arrête où commence celle des autres. » A première vue, cela semble être la base de la vie en société. C’est pourtant la synthèse de notre monde capitaliste permettant outrageusement le vol des libertés des masses par une minorité toute puissante. Dans ce système nous sommes libres surtout lorsque nous avons de l’argent et plus nous en avons plus nous avons de liberté.
Ci-après nous allons nous servir pour illustrer notre propos de la pyramide des besoins de Maslow pour les deux premières catégories qui présentent les besoins physiologiques et besoins de sécurité, besoins primaires que nous estimons légitimes d’exiger d’une société dite civilisée sans qu’ils soient altérés par l’économie et la finance nationales et mondiales.

Si vous avez de l’argent, vous pouvez vous payer une nouvelle voiture moins gourmande en carburant ou tout simplement envisager le minimum : avoir un véhicule pour aller travailler et ainsi payer ce dernier. Un véhicule est indispensable lorsque l’on habite à la campagne, éloigné des grandes villes (selon une étude de France Stratégie : « De fait, en France, les aires urbaines de plus de 500 000 habitants regroupent 43 % de la population, concentrent 46 % des emplois et plus de la moitie de la masse salariale. »).
Sommes-nous donc plus libres à la ville qu’à la campagne ?
De même que, si vous n’avez pas ou peu d’argent, vous ne pouvez pas vous soigner et manger sainement et correctement de manière garantie voir vous ne pouvez pas du tout (le Secours populaire français : « Mais les restrictions concernent également la santé : 36 % des Français ont des problèmes au moment de payer des actes médicaux mal remboursés par la Sécurité sociale, 64 % chez les foyers les plus modestes. Disposer d’une mutuelle santé est financièrement compliqué pour 53 % des ménages modestes, et 48 % d’entre eux n’ont pas les moyens de se procurer une alimentation saine. »).
Sommes-nous donc plus libres lorsque nous sommes contraints de mettre en péril notre santé ?
Au sein même des pauvres français, il y a les jeunes qui luttent pour s’en sortir pour s’élever, 23% d’entre eux considèrent avoir des difficultés financières. Le Monde rapporte que : « En 2015, l’IGAS (Inspection générale des affaires sociales) édite un rapport sur le plan de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale, mise en place sous le quinquennat Hollande. La mission, alors menée par François Chérèque, ancien secrétaire général de la CFDT, constate que 19,1 % des étudiants vivent en dessous du seuil de pauvreté.« . Considérons donc que la différence de 4% désigne ceux qui sentent que ça va être leur tour.
Sommes-nous donc plus libres lorsque l’on doit faire un choix entre apprendre en espérant avoir une vie décente garantie et survivre à vie ?
Pour finir, il y a les humains à forte valeur ajoutée en terme d’expérience, les seniors (c’est la désignation politiquement correcte pour désigner les vieux, les non-actifs en âge d’être à la retraite mais n’en touchant pas, enfin, une vrai retraite décente). Marianne, s’appuyant sur une étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), publiée le 19 septembre, avance le nombre de près d’un demi-million de personnes âgées sous le seuil de pauvreté (répartition hommes/femmes quasi égale et la mise en avant d’environ deux tiers de ces personnes ayant un niveau scolaire inférieur au baccalauréat).
Sommes-nous libres lorsque l’on est vieux ?


Lorsqu’il n’est pas garanti de satisfaire ses besoins physiologiques, pouvons-nous dire que nous vivons sans anxiété, dans un environnement stable ?
Lorsque nous sommes pauvres, sommes-nous libres, libres d’aller travailler dans l’emploi qui nous convient et non pas dans un emploi précaire et purement alimentaire ?
Les puissants ont-ils la même liberté ? Leur emploi est-il à défaut ?
Le président de la République, les ministres, les hauts fonctionnaires, les députés, sont-ils libres ? Ont-ils choisi ou ont-ils subi ?

Réponse ici (du moins, un bon début) : https://lapieratee.wordpress.com/2018/12/23/1-depute-6-pauvres/

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